Distance "000 km" (1):  57 700  Diamètre (km):  4 878
 Révolution (2):  88 jrs  Diamètre (Terre=1)  0,38
 Rotation (3):  59 hrs  Densité g -cm 3 (6)  5,44
 Inclinaison équateur (4):  00,00'  Vitesse orbitale moyenne (Km.s-1):  47,9
 Excentricité de l'orbite:  0,206  Vitesse de libération (Km.s-1):  4,3
 Inclinaison écliptique (5):  70,00'  Masse (Terre=1):  0,055
 Albedo:  10,6%  Masse: (kg)  3,303e+23
 Distance moyenne du Soleil (Terre=1)  0,3871  Exentricité de l'orbite :  0,2056
 Gravitation à la surface à l'équateur (m/sec^2):  2,78  Magnitute:  -1,9
 Température moyenne à la surface:  1790C  Température maximum à la surface:  4270C
  Composition de l'atmosphère:
 Hélium
 Sodium
 Oxygène
 Autres
 
 42%
 42%
 15%
 1%
 Température minimum à la surface:  -1730C
 (1) Distance moyenne du Soleil  (5) Inclinaison de l'orbite sur l'écliptique
 (2) Durée d'une révolution autour du soleil  (6) Densité (eau = 1) g /cm 3 : gramme par centimètre cube
 (3) Période de rotation sidérale</td>  R = Sens rétrograde
 (4) Inclinaison de l'équateur sur l'orbite  

 

MERCURE ...

Elle fut nommé par les romains “Mercure” d'après le “messager ailé des dieux” du même nom. La raison serait simplement parce qu'elle semble se déplacer plus rapidement que toutes les autres planètes. Elle est la plus rapprochée du Soleil, et la deuxième plus petite planète du système solaire. Son diamètre est 40% inférieur à celui de la Terre et 40% supérieur à celui de la Lune. Les lunes, Ganymède de Jupiter et Titan de Saturne, sont plus grandes que la planète Mercure.

UN MONDE SEMBLABLE À LA LUNE ...

Un explorateur se tenant à la surface de Mercure y découvrirait un monde ressemblant à la Lune. Les monticules mercuriens sont arrondis et recouverts de poussière. Ils ont été érodés par le bombardement constant des météorites. Les escarpements s'élèvent à plusieurs de kilomètres de hauteur et s'étendent sur des centaines de kilomètres. La surface est parsemée de nombreux cratères et le Soleil apparaîtrait, à l'explorateur; deux fois et demie plus grand que sur la Terre. Le ciel serait toujours noir parce qu'elle ne possède pratiquement pas d'atmosphère, donc rien pour diffuser la lumière. Un explorateur regardant vers l'espace pourrait apercevoir deux brillantes étoiles. Une serait de couleur crème, la planète Vénus et l'autre de couleur bleue, la planète Terre.

MOSAÏQUE EN
DEUX IMAGES ...

Photo de gauche, deux images mosaïques assemblées à partir de photos prises par Mariner 10 lors de son premier passage, le 29 mars 1974.

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MOSAÏQUE MULTIPLE
DE MERCURE ...

Photo de droite, mosaïque provenant d'images prisent par Mariner 10 le 29 mars 1974 à une distance de 3 340 000 milles ou 5 380 000 kilomètres.

AVANT LA MISSION DE MARINER 10 ...

Peu de choses étaient connues sur Mercure avant la mission de Mariner 10. Il était difficile de l'observer à partir de télescopes terrestres. À son élongation maximum elle est à seulement 28 degrés du Soleil. Elle ne peut donc être vue que pendant le jour ou avant le lever ou après le coucher du Soleil. L'observation de Mercure à l'aube ou au crépuscule n'est pas facile. Mercure est si basse sur l'horizon que sa lumière doit traverser 10 fois plus d'atmosphère terrestre qu'elle le ferait, si elle se trouvait au zénith.>

UN CROQUIS ...

Giovanni Schiaparelli fit, en 1980, un croquis montrant de faibles détails à la surface de Mercure. Il détermina que la marée gravitationnelle devait verrouiller Mercure avec le Soleil, de la même manière que la rotation de la lune l'est avec la Terre! En 1962 les radioastronomes analysèrent des émissions radio en provenance de Mercure. Ils déterminèrent que le côté obscur de Mercure était trop chaud pour correspondre à un verrouillage gravitationnel. Ils s'attendaient à ce que ce côté fût beaucoup plus froid s'il était toujours opposé su Soleil. Pettengill et Dyce déterminèrent en 1965 une rotation de 59 + - 5 jours, s'appuyant sur des observations radar. Goldstein, en 1971, définit la période de rotation comme étant 58,65 + - 0,25 jours. Il utilisait des mesures radar. Grâce aux observations de la sonde spatiale Mariner10, l'ont précisa la période de rotation à 58,646 + - 0,005 jours. Mercure effectue une rotation et demie au cours de chaque orbite. En conséquence, une journée sur Mercure a une durée de 176 jours terrestres.

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MERCURE APRÈS LE PASSAGE
DE LA SONDE ...

Vue de Mercure (après le passage de la sonde). Cette mosaïque de Mercure fut construite avec 140 images prises par la sonde spatiale Mariner 10 alors qu'elle s'éloignait de la planète la plus intérieure (du système solaire) le 29 mars 1974. La trajectoire de Mariner 10 la fit passer au-dessus de l'hémisphère obscur de Mercure. Ces images furent prises après que la sonde spatiale émergea de l'ombre de Mercure.





MOSAÏQUE EN DEUX IMAGES ...

Cette photographie de Mercure a été prise par Mariner 10 depuis une distance de 55 340 km pen- dant son premier passage le 29 mars 1974. Elle montre une zone de l'hémisphère nord.

On peut y voir la transition entre un terrain très cratérisé et une plaine douce. Ce type de plaine sur Mercure est supposé avoir une origine volcanique avec de la lave remplissant les zones de cratères. L'image représente une zone de 490 km de large

DANS LE PASSÉ LOINTAIN ...

Dans le passé de la planète Mercure, la période de rotation peut avoir été plus rapide. Certains scientifiques spéculent que sa rotation peut avoir été aussi courte que 8 heures. Des millions d'années de marées solaires l'ont lentement ralentie. En modèlisant ce processus nous dévouvrons que le ralentissement a pu s'étendre sur 109 années.Ce phénomène a eu pour effet d'accroître la température à l'intérieur de la planète de 100 degrés Kelvin.

LES DÉCOUVERTES RÉCENTES ...

La grande majorité des découvertes scientifiques sur la planète Mercure proviennent du passage de la sonde spatiale Mariner 10 lancée le 3 novembre 1973. Elle a survolé la planète le 29 mars 1974 à une distance de 705 kilomètres. elle survola Mercure, le 21 septembre 1974, pour une seconde fois. Le 16 mars 1975, la sonde survola la planète pour une troisième fois. Plus de 2 700 images furent prises au cours de ces trois visites., 45% de sa surface a ainsi pu être photographié. Les scientifiques croyaient que la petite taille de Mercure supposait que son noyau s'était solidifié depuis longtemps. Ils ont eu la surprise de découvrir que Mercure possédait un champ magnétique. La présence d'un champ magnétique indique que la planète possède un noyau ferreux au moins partiellement fondu. Le champ magnétique est généré par la rotation d'un noyau conducteur en fusion connu comme étant l'effet dynamo.

UNE ZONE DE L'HÉMISPHÈRE NORD ...

Cette photographie de Mercure a été prise par Mariner 10 depuis une distance de 55 340 km pendant son premier passage le 29 mars 1974. Elle montre une zone de l'hémisphère nord. On peut y voir la transition entre un terrain très cratérisé et une plaine douce. Ce type de plaine sur Mercure est supposé avoir une origine volcanique avec de la lave remplissant les zones de cratères. L'image représente une zone de 490 km de large.

PICS INTÉRIEURS ET CENTRAUX ...

Ce cratère (74 km de diamètre) situé juste au nord de Caloris Planitia présente des pics intérieurs et centraux s'élevant au dessus d'un plancher vallonné. Les dépôts d'éjecta continus et le champ secondaire du cratère apparaissent bien définis.

AVEC LA SONDE MARINER 10 ...

Avec la sonde Mariner 10, il a été possible de mettre en évidence que Mercure possédait un champs magnétique dont la valeur est de 1% de celui de la Terre. Il est incliné de 7 degrés par rapport à l'axe de rotation de la planète et produit une magnétosphère autour de Mercure. De cause inconnue, il pourrait être produit par la présence d'un noyau ferreux, partiellement en fusion, à l'intérieur de la planète Mercure. Il se pourrait aussi que ce champs résulte de la magnétisation demeurant dans les roches contenant du fer. Ces roches auraient été magnétisées alors que la planète était jeune et possédait un fort champs magnétique. En se refroidissant et se solidifiant, la planète aurait conservé une certaine magnétisation.

La densité de Mercure était connue bien avant la mission de Mariner 10. Elle possède grande une densité de 5.44 g/cm3, comparable à celle de la Terre qui est de 5.52g/cm3. Dans un état non compressé la densité de Mercure est de 5.5 g/cm3 alors que celle de la Terre est de seulement 4.0 g/cm3. Cette grande densité est une indication que 60 à 70% du poids de la planète est constitué de métaux et 30% de silicate. Ce qui donne comme rayon du noyau, 75% du rayon de la planète et un volume de 42% de celui de la planète.

LA SURFACE DE MERCURE ...

Les images recueillies par la sonde spatiale Mariner 10 nous montrent un monde ressemblant à celui de la Lune. La planète Mercure est marquée de cratères, d'énormes basins à multiples anneaux ainsi que plusieurs coulées de lave. Les cratères varient en grandeur de 100 mètres à 1 300 kilomètres. Certains sont jeunes avec des rebords aigus et ayant des rayons brillants vers l'extérieur. D'autres sont très dégradés avec des rebords arrondis par le bombardement des météorites. Le plus gros cratère de Mercure est le basin Caloris. Un basin qui fut décrit par Hartmann et Kuiper (1962) comme une "grande dépression circulaire avec des anneaux concentriques distincts et des traits radiaux." Le basin Caloris fait 1 300 kilomètres de diamètre, et fut probablement cré par un projectile de plus de 100 kilomètres de diamètre. L'impact produisit des anneaux montagneux de trois kilomètres de haut et projeta des éjectas sur un périmètre de 600 à 800 kilomètres. Les ondes sismiques produites lors de l'impact qui formèrent Caloris, se focalisèrent sur la face opposée de la planète et produisirent une région de terrain chaotique. Après l'impact le cratère fut partiellement rempli par des écoulements de lave. Mercure est marqué de grandes falaises courbes ou d'escarpements lobés qui furent apparemment formés lorsque Mercure s'est rétrécie de quelques kilomètres suite à son refroidissement. Ce rétrécissement produisit des plissements de la croûte avec des escarpements hauts de kilomètres et de centaines de kilomètres de long.

Sa plus grande partie est couverte de plaines. Plusieurs de ces plaines sont vieilles et criblées de cratères, mais quelques une d'entre elles ont moins de cratères. Les scientifiques ont classifié ces plaines de plaines entre cratères et de plaines lisses. Les plaines entre cratères sont moins saturées de cratères et ces cratères font moins de 15 kilomètres de diamètre. Ces plaines furent probablement formées par les coulées de lave qui submergèrent le terrain plus âgé. Les plaines lisses sont plus jeunes et on y retrouve encore moins de cratères. L'on retrouve des plaines lisses autour du basin Caloris. Dans certaines zones, l'on peut voir des parcelles de lave lisse remplissant des cratères.

CRATÈRES PROÉMINENTS ...

Cette image montre deux cratères proéminents (en haut à droite) avec des halos brillants. Les cratères ont un diamètre d'environ 40 km. Les halos et les rayons recouvrent d'autres structures, indiquant qu'ils sont parmi les plus jeunes de Mercure.



FAILLE ANTONIADI ...

Cette image prise par Mariner 10 montre la faille Antoniadi à la surface de Mercure. Longue de 450 km, elle coupe en deux un cratère de 80 km de diamètre. Elle traverse des plaines douces au nord et des espaces inter cratères au sud.

LA FORMATION DE MERCURE ...

La formation de Mercure est similaire à celle de la Terre. La planète s'est formée il y a environ 4,5 milliards d'années. Ce fut une période d'intense bombardement pour ces planètes alors qu'elles récupéraient les matériaux et les débris laissés tout autour par la nébuleuse qui les engendra. Tôt dans ce processus de formation, Mercure se différencia probablement en un noyau métallique dense recouvert d'une croûte de silicates. Après la période de bombardement intense, la lave s'écoula en surface et recouvra la croûte plus âgée. Vers ce temps-là, la majorité des débris avaient été balayés et Mercure entra dans une période de bombardement plus légère. Pendant cette période les plaines entre cratères se formèrent. Ensuite Mercure se refroidit. Son noyau se contracta avec pour conséquence des bris de la croûte qui produisirent les proéminents escarpements lobés. Au cours de la troisième période, la lave inonda les basses terres et forma les plaines lisses. Durant la quatrième période, le bombardement par les micrométéorites créa une surface poussiéreuse aussi connue sous le nom de regolithe. Quelques plus gros météorites frappèrent la surface et créèrent de brillants cratères avec des rayons. En excluant les collisions occasionnelles par des météorites, la surface de Mercure n'est plus active et est demeurée la même depuis des millions d'années.

DE L'EAU SUR MERCURE ?

Il semblerait que Mercure ne puisse posséder d'eau sous aucune forme. La planète possède très peu d'atmosphère et est brûlante pendant le jour, cependant en 1991 un scientifique de l'université de Caltech fit rebondir des ondes radio sur Mercure et observa un écho particulièrement brillant renvoyé par le pôle nord. L'apparence brillante du pôle nord peut s'expliquer par la présence de glace sur ou juste sous la surface. Mais est-ce possible pour Mercure d'avoir de la glace? Parce que la rotation de Mercure est presque perpendiculaire avec son plan orbital, au pôle nord le soleil est toujours visible, juste au-dessus de l'horizon. L'intérieur des cratères (au pôle) n'est jamais exposé au soleil et les scientifiques soupçonnent qu'ils demeurent à une température inférieure à -161 C. Ces températures très froides peuvent capturer l'eau dégazée par la planète, ou la glace apportée par l'impact des comètes. Ces dépôts de glace peuvent être recouverts d'une couche de poussière et montrer quand même de brillants échos radar

 

Source : Les Neufs Planètes par Bill Arnett
Source : Le système Solaire par Jean Michel
Photos : NASA