GLOSSAIRE ASTRONOMIQUE

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G

G
L'une des 10 classes spectrales dans lesquelles sont rassemblées les étoiles selon la classification arrêtée par l'observatoire de Harvard. Les étoiles de la classe G, parmi lesquelles le Soleil, sont caractérisées par une couleur jaune et des températures superficielles comprises entre 4500 et 6000 K. Leur spectre montre des raies métalliques. Très apparentes aussi, les raies H et K du calcium, qui sont aussi intenses que celles de l'hydrogène. Ex. : le Soleil.

g
constante de l'accélération de la pesanteur.

Gaïa, hypothèse
Nommé d'après la déesse grecque Gaïa, dit que la Terre devrait être vue comme un tout, un organisme vivant et que les processus biologiques stabilisent l'environnement. Énoncé pour la première fois en 1969 par le biologiste britannique James Lovelock.

galaxie
Objet très étendu de l'espace composé de plusieurs centaines de milliards d'étoiles et de matière interstellaire. Avant que le pouvoir de résolution des télescopes n'ait permis de découvrir leur vraie nature et du fait de l'aspect qu'elles présentaient, on avait baptisé ces galaxies : nébuleuses, terme qui s'applique actuellement aux nuages de gaz et de poussières. Les galaxies ont tendance à se regrouper en amas voire en superamas. Notre galaxie appelée ''la Galaxie'' ou "Voie lactée'' fait partie d'un ensemble d'une vingtaine de galaxies appelé Groupe local dont les plus proches, visibles à l'oeil nu dans l'hémisphère austral, sont le Petit et le Grand Nuage de Magellan situés à environ 175 000 années-lumière de nous. La suivante est M31, la grande galaxie située dans la constellation d'Andromède située à 2 000 000 d'années lumière. L'observation d'étoiles du type céphéides dans ces galaxies permet d'en évaluer l'éloignement. L'astronome américain Edwin Hubble (1889-1953), en 1929, en proposa un classement suivant leurs formes (voir classification des galaxies). L'observation qu'il en fit lui permit de constater que la plupart de ces galaxies semblaient "se fuir" les unes les autres, la découverte de ce phénomène appelé récession eut une très grande importance en cosmologie car elle laissait supposer que l'Univers était en expansion.. Elle eut pour conséquence la détermination d'une constante appelée constante de Hubble, constante de cette expansion permettant une évaluation de l'âge de l'Univers.

Galle, Johann Gottfried ( 1812-1910 ) Astronome allemand qui, avec Heinrich Louis d'Arrest, réalisa la première observation de Neptune sur la base de calculs de Le Verrier. Même si Galle a été le premier à observer Neptune, sa découverte est généralement attribuée à Adams (qui avait fait les calculs plus tôt) et à Le Verrier.

Galilléennes, Lunes
Les quatre plus grosses lunes de Jupiter: Io, Europe, Ganymède et Callisto; découvertes indépendamment par Galilée et Marius. (Galilée proposa qu'ils soient nommés les étoiles Médicéennes, en l'honneur de son mécène Cosme II de Médicis).

Galileo Galilei (Galilée) ( 1564-1642 )
Astronome et physicien italien. Le premier à utiliser un télescope pour étudier les étoiles. Découvreur des premières lunes d'un corps extraterrestre (voir ci-dessus). Galilée fut un ardent supporteur de la théorie héliocentrique de Copernic. En réaction à Galilée, l'église a déclaré l'enseignement du mouvement de la Terre une hérésie et l'emprisonna. L'église a maintenu sa position pendant 350 ans; Galilée a été exonéré officiellement en 1992.

gamma (rayon)
On appelle rayons « gamma » les radiations non-corpusculaires émises par certaines substances radioactives. Il s'agit de photons de haute énergie, c'est-à-dire de radiations électromagnétiques de haute fréquence. Les rayons « gamma » peuvent même être produits par le passage de particules chargées à travers la matière, par effet Bremsstrahlung.

gaz interstellaire
Gaz essentiellement composé d'hydrogène sous forme de nuage d'une densité et d'une température extrêmement basses qui occupe l'espace interstellaire. Bien que de tels nuages ne constituent que 10% de la masse totale de notre galaxie, leur importance est primordiale car c'est à partir d'eux que les étoiles sa forment.

géante rouge
Une étoile qui a une basse température de surface et un diamètre qui est grand relativement à celui du Soleil. Une tache de lumière ronde ou allongée dans le ciel à 180 degrés du Soleil. Aussi appelé lueur antisolaire. Étoile de grande dimension de classe de luminosité II ou III de type spectral K ou M et de couleur rouge. Ex : Antares, Bételgeuse, Aldébaran.

géocentrisme
Système astronomique qui place la Terre au centre de l'Univers. Historiquement, il précède l'héliocentrisme de Copernic.

géoïde
Représentation de la surface de la Terre proche de la surface moyenne des mers.

George III ( 1738-1820 )
Roi de la Grande-Bretagne et de l'Irlande (1760-1820). Les politiques de son gouvernement ont nourri le mécontentement dans la colonie américaine, entraînant le révolution de 1776.

géostationnaire, orbite
Une orbite directe, circulaire, de faible inclinaison dans laquelle la vitesse orbitale du satellite correspond à la vitesse de rotation de la planète. Un vaisseau spatial y semble alors suspendu immobile au-dessus d'un point de la surface de la planète.

Position d'un satellite (en général satellite de télécommunications) dont l'orbite est calculée de telle manière qu'ils mettent pour tourner autour de la Terre le même temps qu'elle met pour tourner sur elle-même soit à une altitude de 35 786 km pour une orbite de 42 164 km de rayon. Ces satellites vus de la Terre semblent immobiles dans le ciel.

Gerbert d'Aurillac, ( 938, 1003 )
Théologien et savant français. Naît en Auvergne (France) vers 938; meurt à Rome (Italie) en 1003. À ses débuts comme enseignant à Reims (France), il est à l'origine d'un mouvement scientifique. On lui doit un traité sur l'astrolable, objet dont il étudie le fonctionnement. Il est finalement devenue pape de 999 à 1003, sous le nom de Sylvestre II.

gibbeux
Aspect d'un corps du système solaire dont la surface éclairée visible occupe plus de la moitié du disque.

glace
Utilisé par les planétologues en référence à l'eau, le méthane et l'ammoniaque qui se présente sous la forme d'un solide dans le système solaire externe.

globe céleste
Sphère sur laquelle est dessinée une carte du ciel.

globule
Nuage insterstellaire de forme sphérique au pouvoir absorbant intense. On en compte environ 25 000 dans la Voie lactée. Leur diamètre est de 0,1 à 0,5 parsec. Les plus connus sont les globules de Bok du nom de l'astronome hollandais qui les découvrit.

globules de Bok
(voir globule)

gnomon
Cadran solaire primitif constitué d'une simple tige verticale. En plus du temps solaire vrai, indique la latitude.

gnomonique
Science des cadrans solaires.

goute noire
En astronomie, illusion optique qui se vérifie chaque fois que deux corps sont proches au point de se toucher en apparence : on a l'impression que les profils des deux corps s'allongent l'un vers l'autre. Cette illusion optique est due à un léger astigmatisme des instruments optiques, ou de l'oeil de l'observateur. Ce phénomène s'observe par exemple, dans les contacts apparents des disques de la Lune et du Soleil, lors d'une éclipse solaire : les irrégularités du bord lunaire (le limbe) semblent s'allonger vers le bord du Soleil.

gradient
Variation d'une grandeur physique vectorielle en un ou plusieurs de ses paramètres (intensité, direction, sens).

grain de Baily
(voir Baily)

grains de riz
(voir granules)

grandeur stellaire
Ancienne classification des étoiles qui tenait compte de leur luminosité. On la doit à Hipparque qui, dès le IIe siècle avant J-C, les avait réparties selon six grandeurs. Les premières grandeurs étant les plus brillantes, celles de 6e grandeur étant les dernières visibles à l'oeil nu. De nos jours, on utilise de préférence les magnitudes.

granulation solaire
Réseau de petites cellules (granules) vu sur la surface du Soleil causé par les mouvements convectifs des chauds gaz solaires.

Structure de la photosphère (la surface visible du Soleil), qui semble constituée d'une énorme quantité de granules brillants sur un fond moins lumineux.

granules (appelées aussi grains de riz)
Formations brillantes à la surface du Soleil (photosphère) se détachant sur la matière intergranulaire. Elles sont en nombre considérable et leur dimension est de l'ordre du millier de kilomètres soit la superficie de la France. Bien visibles lorsqu'on projette l'image du Soleil sur un écran, elle apparaissent sous la forme d'un bouillonnement. Leur durée de vie est de l'ordre de la minute.

gravitation
Loi physique selon laquelle les corps s'attirent mutuellement proportionnellement à leurs masses et inversement à leur distance (Nexton - 1685).

gravité
Attraction newtonienne exercée par toutes les particules d'un astre. Parfois injustement appelée pesanteur.

Greenwich
Ville d'Angleterre proche de Londres où Charles II d'Angleterre fit éditer en 1675 un observatoire dont le méridien a été choisi comme méridien d'origine des fuseaux horaires.

grossissement
Rapport de grandeur de l'image d'un objet vu à l'oeil nu et vu avec un instrument d'optique. Le grossissement d'un instrument est donné par le rapport focale de l'instrument/focale de l'oculaire.

Groupe local
Le Groupe local est l’ensemble d’une quarantaine de galaxies auquel appartient la nôtre. Son diamètre est d’environ 3 millions de parsecs (soit environ 10 millions d'années-lumière). Le Groupe local semble être un représentant typique des groupes de galaxies qui se trouvent dans l’univers. Il possède à peu près tous les types usuels de galaxies, à l’exception des galaxies elliptiques géantes qui ne sont jamais présentes dans des structures aussi petites.

La désignation « Groupe local » est due à l’astronome américain Edwin Hubble, qui l’a employée dans le courant des années 1930 dans son ouvrage The Realm of Nebulae. Il avait recensé à l’époque 12 galaxies, dont 3 qu’il jugeait douteuses. Deux de celles-ci se sont en effet révélées ne pas appartenir au Groupe local. Walter Baade augmentera le nombre de galaxies du Groupe local en 1963 à 18, dont une qui sera par la suite exclue. Entre 1963 et 2000, la découverte de plusieurs galaxies naines fait passer le nombre à 35, avec un taux de découverte à peu près constant de quatre galaxies par décennie. Le nombre exact de galaxies du Groupe local est incertain du fait des difficultés de détection de ses membres les moins lumineux, et de l’incertitude sur l’extension physique réelle du Groupe local