GLOSSAIRE ASTRONOMIQUE

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E

éclat
Dans le cas de sources lumineuses on utilise plus fréquemment la notion d' «intensité lumineuse » On distingue l'éclat apparent qui est l'éclairement donné par un astre et l'éclat absolu qui est l'intensité lumineuse d'un astre. Pour les étoiles cet éclat dépend de leur constitution et de leur distance. Sa mesure permet de déterminer la magnitude.

éclipse
Phénomène par lequel un astre entre dans l'ombre d'un autre, comme c'est le cas, par exemple, lors d'une éclipse lunaire. On appelle aussi ainsi, d'une manière d'ailleurs impropre, un phénomène d'occultation par lequel un astre passe devant un autre et l'obscurcit, comme à l'occasion d'une éclipse solaire.

éclipse lunaire
Éclipse au cours de laquelle le disque de la Lune pénètre dans le cône d'ombre de la Terre, et ainsi s'assombrit. Les conditions pour qu'une éclipse lunaire puisse s'observer sont identiques à celles d'une éclipse solaire : la Lune doit passer près de l'un des noeuds de l'orbite terrestre, alors qu'elle est en opposition au Soleil, donc dans la phase de Pleine Lune. Une telle condition se produit avec une périodicité inférieure à six mois et peut donc survenir 2 ou, au maximum, 3 fois par an. Les éclipses lunaires sont moins fréquentes que les éclipses solaires, mais visibles par un plus grand nombre de personnes : pouvant concerner parfois un hémisphère entier, elles semblent bien plus nombreuses. Éclipse au cours de laquelle le disque de la Lune pénètre dans le cône d'ombre de la Terre, et ainsi s'assombrit. Les conditions pour qu'une éclipse lunaire puisse s'observer sont identiques à celles d'une éclipse solaire : la Lune doit passer près de l'un des noeuds de l'orbite terrestre, alors qu'elle est en opposition au Soleil, donc dans la phase de Pleine Lune. Une telle condition se produit avec une périodicité inférieure à six mois et peut donc survenir 2 ou, au maximum, 3 fois par an. Les éclipses lunaires sont moins fréquentes que les éclipses solaires, mais visibles par un plus grand nombre de personnes : pouvant concerner parfois un hémisphère entier, elles semblent bien plus nombreuses.

Pendant la phase d'immersion dans le cône d'ombre, et l'émersion qui s'ensuit, on peut noter que le contour de l'ombre n'est pas net à la surface de la Lune, mais tamisé (la Lune a une teinte rougeâtre) : cela tient à la réfraction, dans l'atmosphère terrestre, des rayons solaires, lesquels sont courbés par cette atmosphère. Les éclipses de Lune, comme celles de Soleil, se répètent selon le cycle de Saros ; on peut calculer leurs fréquences en étudiant les données sur les mouvements solaire et lunaire fournies par les annuaires astronomiques.

éclipse solaire
Éclipse au cours de laquelle le disque de la Lune s'interpose devant celui du Soleil. Puisque le plan de l'orbite de la Lune est incliné de 5º9', la condition pour qu'une éclipse du Soleil ait lieu est que la Lune passe à proximité de l'un des noeuds de son orbite, quand elle est en conjonction avec le Soleil, ou bien en phase de Nouvelle Lune. Il peut y avoir 2 à 4 éclipses solaires par an. Lors de celles-ci, le disque de la Lune commence par couvrir celui du Soleil d'ouest en est, puisqu'ils bougent ensemble en sens direct. Cependant, la Lune est environ 13 fois plus rapide que le Soleil : l'obscurcissement augmente jusqu'à ce qu'il soit complet s'il s'agit d'une éclipse totale ou qu'il soit incomplet s'il s'agit d'une éclipse partielle, après quoi, une fois achevée cette phase totale ou partielle, l'obscurcissement diminue jusqu'à s'annuler. Puisque les diamètres apparents du Soleil et de la Lune varient selon leur éloignement de la Terre, et ont une valeur qui se différencie au maximum de quelques minutes d'arc, au moment culminant d'une éclipse de type centrale, c'est-à-dire au cours de laquelle les deux disques sont concentriques, le diamètre apparent de la Lune peut être plus grand, égal, ou plus petit que celui du Soleil. Dans le premier cas, il s'agit d'une éclipse totale, dans le second, d'une éclipse totale instantanée, dans le troisième, d'une éclipse annulaire, la Lune laissant à découvert un anneau de photosphère solaire

écliptique
Cercle que décrit la Terre sur la sphère céleste au cours de sa révolution autour du Soleil. C'est sur ce cercle que sont situées les constellations du Zodiaque. Le plan de l'écliptique sert de référence dans le système de coordonnées dites équatoriales. Incliné sur le plan de l'équateur céleste, il fait un angle d'une valeur moyenne de 23º 27'. Cet angle, appelé obliquité de l'écliptique, est sujet à des déplacements progressifs et périodiques causés par les perturbations planétaires. L'obliquité de l'écliptique engendre l'alternance des saisons

effet de serre
Hausse de température causée par la radiation solaire qui peut pénétrer l'atmosphère mais que la radiation thermique résultante ne peut s'échapper (le dioxyde de carbone et la vapeur d'eau en sont les principales causes). Très important sur Vénus et sur la Terre mais très faible sur Mars. Phénomène thermique bien connu sur Terre et sur la planète Vénus où l'atmosphère laisse passer une partie du rayonnement ultraviolet du Soleil qui vient frapper le sol. Réchauffé, celui-ci émet un rayonnement infrarouge qui est en partie ou totalement piégé par l'atmosphère rendue "imperméable" par la présence entre autres d'une forte proportion de gaz carbonique. Il y a alors exhaussement général de la planète.

effet doppler
Changement apparent de la longueur d'onde du son ou de la lumière causé par le mouvement de la source, de l'observateur, ou des deux.

effondrement (ou écroulement gravitationnel)
Phénomène se produisant dans certaines étoiles lorsque la pression radiative engendrée par les réactions thermonucléaires internes n'est plus suffisante pour contenir la pression gravifique des couches supérieures. Cet effondrement est très bref, vraisemblablement de l'ordre de 0,1 seconde, et provoque la combinaison des protons et des électrons pour former des neutrons. Une onde de choc en est la conséquence faisant exploser les couches extérieures : c'est une supernova

Einstein, Albert ( 1879-1955 )
Physicien américano-allemand; a développé les théories de la relativité restreinte et de la relativité générale qui, avec la mécanique quantique forment les fondations de la physique moderne. (voir fusion, vitesse de la lumière)

électron
Particule élémentaire ayant une charge électrique négative, la plus petite que l'on connaisse, et égale, quoique de signe opposé, à celle du proton qui est positive.

électronvolt
Unité de mesure utilisée en physique nucléaire pour exprimer soit la masse, soit l'énergie cinétique des particules. Sa définition est la suivante : une particule de masse quelconque, et de charge électrique égale à une charge élémentaire accélérée de la différence de potentiel de 1 volt, acquiert une énergie cinétique de 1 électronvolt. Son symbole est : eV
(1 eV = 1,6.1019 joules).

éléments (abondance des)
Composition chimique des corps célestes et de la matière interstellaire ou, plus généralement, pourcentages entre les différentes espèces atomiques de la matière dans l'Univers. Nos connaissances viennent de l'étude des météorites, des analyses effectuées par les sondes automatiques envoyées sur diverses planètes et, en ce qui concerne les corps célestes plus lointains et donc inaccessibles, des analyses spectroscopiques de la lumière émise.

éléments orbitaux
Paramètres définissant un mouvement orbital képlérien. Il s'agit principalement du demi-grand axe, de l'excentricité, de l'inclinaison, de la longitude du noeud ascendant, de l'argument de latitude du périastre de l'instant de passage au périastre

ellipse
Ovale. Le fait que les orbites des planètes sont elliptiques et non circulaires a été découvert par Johannes Kepler et est basé sur des observations méticuleuses de Tycho Brahe. Figure géométrique décrite par les orbites des planètes autour du Soleil et dont il occupe un foyer.

ellipsoïde terrestre
Surface de rotation qui avoisine le plus la forme réelle de la Terre : elle vient de la rotation d'une ellipse de demi-axes a et c (avec a > c) autour de son petit axe. Les demi-axes a et c coïncident avec les demi-axes réels de la Terre, plus précisément, a est le demi-axe équatorial, et c, le demi-axe polaire.

élongation
Distance angulaire d'un astre au Soleil pour un observateur terrestre. Pour les planètes inférieurs (Mercure et Vénus), cette distance passe par un maxima appelé plus grandes élongations ou élongation orientale ou occidentale selon que la planète est à l'Est ou à l'Ouest du Soleil pour l'observateur. Pour Mercure, elles sont de 16º et 27º, pour Vénus 45 et 47º.

émersion
Fin d'une occultation. Réapparition d'une étoile au bord lunaire ou celle d'un satellite d'une planète après son passage derrière celle-ci.

émission (spectre d')
Spectre de raies brillantes émises par un corps porté à très haute température. Permet de déceler la présence d'atomes dans l'objet étudié.

énergie
C'est la mesure de la capacité, potentielle ou effective, d'un système. Dans le système international, l'unité de mesure est le joule (J) égal à 1newton/mètre. L'énergie se pré- sente sous diverses formes (chimique, cinétique, électromagnétique, potentielle, thermique), et peut être convertie de l'une à l'autre, quasiment sans exception.

énergie (conservation de l')
Principe fondamental selon lequel l'énergie ne peut être ni créée ni détruite, mais seulement transférée d'un corps à un autre ou bien transformée de l'une de ses formes en une autre.

énergie cinétique
Énergie possédée par un système en mouvement, égale à la moitié du produit de sa masse par sa vitesse au carré (E = (m.v2)/2).

énergie de liaison
En chimie, énergie liaison chimique qui maintient soudés les atomes d'une molécule.

énergie potentielle
Énergie associée à un système isolé en vertu de sa configuration géométrique et de sa position dans l'espace

épacte
Nombre de jours écoulés depuis la dernière Nouvelle Lune jusqu'au premier janvier. Une fois connue l'épacte, il est possible, en utilisant des tableaux appropriés, de calculer les dates de nouvelle Lune de l'année.

éphémérides
Recueil de tables donnant généralement au jour le jour les données astronomiques calculées d'un astre (ascension droite, déclinaison, magnitude, heures de lever et de coucher...). Sont éditées annuellement par le Bureau des Longitudes.

épicycle
Dans le système de Ptolémée, cercle dont le centre décrit un autre cercle et sur le quel une planète se déplace d'un mouvement uniforme.

équant
Point autour duquel le mouvement d'une planète est le plus voisin du mouvement uniforme. Dans le système de Ptolémée, centre du cercle (l'ex centrique) décrit par le Soleil ou par le centre d'un épicyle.

équateur
Cercle de la sphère céleste dont le plan est parallèle au plan équatorial terrestre. Sert de plan fondamental pour certaines coordonnées astronomiques.

équation de la lumière (ou temps d'aberration)
C'est le temps que met la lumière à parcourir la distance qui sépare un astre donné de la Terre. La vitesse de la lumière étant finie, ce temps dépend de la distance à laquelle se trouve l'astre observé, et fait que la vision de l'Univers reçue n'est pas contemporaine mais d'autant plus lointaine dans le passé que la distance à l'astre observé est grande.

équation du temps
Chaque jour, différence de temps entre le moment de la culmination supérieure du Soleil vrai et l'instant analogue du Soleil moyen. C'est donc la différence qui existe, au midi vrai, entre le temps vrai et le temps moyen.

équatorial
Instrument astronomique à monture équatoriale.

équilibre de convection (ou radiatif)
Ce sont les deux conditions thermodynamiques possibles pour une étoile. L'énergie d'une étoile, qui est produite dans le noyau central où les hautes températures permettent le maintien des réactions nucléaires, se propage vers la surface par convection, ou par radiation, donnant des conditions possibles d'équilibre qui sont déterminées par la plus ou moins grande stabilité de l'étoile. L'intérieur des étoiles de grande masse est en équilibre de convection et leur partie externe, en équilibre de radiation, alors que celles de petite masse, comme le Soleil, sont dans une situation opposée.

équinoxe
Instant ou le Soleil traverse l'équateur. Lorsqu'il passe de l'hémisphère Sud à l'hémisphère Nord, c'est l'équinoxe de printemps (20 ou 21 mars), dans le sens inverse, c'est l'équinoxe d'automne (22 ou 23 septembre). A ces dates, il y a égalité du jour et de la nuit sur toute la Terre.

Eratosthène, ( 284 avant J.-C., 192 avant J.-C. )
Astronome, géographe, mathématicien et philosophe grec. Naît à Cyrène (ville antique, aujourd'hui au nord-est de la Libye) en l'an 284 avant J.-C., il meurt en Alexandrie en 192 avant J.-C. Mesure le diamètre terrestre. Pour ce faire, il observe qu'au même moment où les rayons du Soleil arrivent exactement à la verticale dans la ville de Syène (ancienne ville de Haute-Égypte), ils font un angle de 7.2 degrés avec la verticale à Alexandrie qui est situé directement au Nord de Syène. Il compte 40 000 km pour la longueur de la circonférence terrestre, au lieu des 40 060 km de nos jours.

erg/sec
= 1e-10 kilowatts.

éruption effusive
Éruption volcanique relativement calme qui émet de la lave basaltique qui ce déplace environ à la vitesse que l'on marche; la lave est d'une nature fluide; les éruptions du volcan Kilauea sur l'île d'Hawaii sont effusives.

éruption explosive
Une éruption volcanique dramatique qui lance des débris hauts dans l'atmosphère sur cent soixante kilomètres et plus; avec une lave faible en silicates; peut être très dangeureuse pour les personnes à proximité. L'éruption du Mont St. Helens en 1980 en est un exemple.

éruption solaire
Phénomène solaire apparaissant dans la chromosphère et lié à l'apparition des taches solaires. Leurs durées peuvent aller de quelques minutes à plusieurs heures. Elles donnent parfois lieu à des éjections de matières (protubérances, surges). Elles sont la source d'émissions de particules (protons: électrons) qui peuvent parvenir jusqu'à la Terre, occasionnant des perturbations ionosphèriques et des orages magnétiques.

escarpement
Ligne de falaise produite par des failles ou l'érosion.

essaim
Phénomènes lumineux dans l'atmosphère terrestre dus à la pénétration de nombreuses météorites semblant provenir d'un même point du ciel appelé radiant. Certains essaims reviennent régulièrement et sont associés aux débris laissés par le passage d'une comète : les Perséides liées à la comète Swift-Tuttle, les Orionides à la comète de Halley par exemple.

été
L'une des quatre saisons de l'année. Dans l'hémisphère boréal il commence au solstice d'été (22 juin), et se termine à l'équinoxe d'automne (23 septembre). Dans l'hémisphère austral, il commence au contraire le 22 décembre, au solstice d'hiver, et prend fin le 21 mars, à l'équinoxe de printemps.

étoiles
Globes de gaz en équilibre qui émettent des radiations électromagnétiques dans l'espace. On distingue des étoiles naines, des naines blanches, des naines brunes, des géantes, des supergéantes, des géantes rouges, des supernovae, des étoiles variables, des étoiles doubles, des étoiles à neutrons, des pulsars. Comme paramètres caractéristiques des étoiles, nous trouvons la luminosité, le type spectral, le champ magnétique éventuel, la masse le rayon, la couleur, la densité moyenne, la température et la composition chimique. Elles sont constituées principalement d'hydrogène et d'hélium, et aussi de petites quantités d'autres éléments. Selon l'abondance relative de ces derniers, les étoiles peuvent être classées en deux populations :

--- la I comprend les plus jeunes, qui présentent une relative abondance de métaux;

--- la II comprend, au contraire, les plus vieilles qui sont pauvres en métaux et encore très riches en hydrogène.

Il est donc évident que même les étoiles ont une formation, une évolution, puis enfin une dégénérescence. En ce qui concerne leur structure, les étoiles ont un noyau à l'intérieur duquel la température, de l'ordre de plusieurs dizaines de millions de degrés, permet l'instauration et le maintien des réactions nucléaires qui transforment l'hydrogène en hélium. Enfin, les étoiles dans l'espace peuvent apparaître isolées ou constituer des regroupements.

étoiles à neutrons
(Cf. matière dégénérée)

étoiles circumpolaires et horaires
Sont circumpolaires les étoiles qui décrivent des parallèles célestes situés complètement en dessous ou au-dessus de l'horizon d'un lieu donné. Sont, au contraire, horaires, les étoiles qui décrivent des parallèles en partie situés en dessous et, en partie, au-dessus de l'horizon. Les étoiles horaires donc se lèvent, décrivent un arc visible, puis se couchent. Les étoiles circumpolaires, au contraire, sont toujours visibles puisque leur culmination inférieure se fait au-dessus de l'horizon, ou sont toujours invisibles puisque leur culmination supérieure se passe sous l'horizon.

étoiles doubles et multiples
Systèmes stellaires constitués d'une ou plusieurs étoiles liées entre elles par d'étroits liens gravitationnels. Les composantes du système font donc une orbite autour du barycentre commun, en un temps qui, selon leur distance, varie de quelques heures jusqu'au millier d'années. Les étoiles doubles prennent différentes appellations selon la technique d'observation :

--- les doubles visuelles dont les composantes sont visibles ensemble au télescope;
--- les doubles photométriques (ou variables à éclipses) ;
--- les doubles spectroscopiques.

étoiles filantes
Petites météorites qui se volatilisent quand elles pénètrent dans l'atmosphère terrestre.

étoiles naines
Étoiles qui appartiennent à la séquence principale du diagramme de Hertzsprung-Russell. Le stade évolutif de l'étoile naine est le plus stable et le plus long dans la vie d'une étoile (il peut durer quelques milliards d'années). Prennent, au contraire, le nom de naines blanches les étoiles qui se trouvent en dessous de la séquence principale. Elles sont très nombreuses parce qu'elles représentent le stade final de l'évolution d'une étoile du type du Soleil. La formation des naines blanches survient lorsqu'une étoile géante rouge, ayant épuisé son combustible nucléaire, entame un processus de contraction qui cesse lorsque la pression de dégénérescence des électrons compense la gravité. L'état de naine blanche, très stable, n'est pas sujet à une évolution ultérieure. Les étoiles géantes rouges, beaucoup plus massives que le Soleil, n'atteignent pas l'état de naines blanches, mais s'écroulent jusqu'à devenir des étoiles à neutrons ou des trous noirs. Les naines blanches ont une température très élevée mais une luminosité absolue très basse (environ un millième de celle du Soleil) et sont donc difficilement repérables.

étoiles variables
Étoiles dont la luminosité varie en fonction du temps. On distingue les variables à éclipses, lorsque la variation lumineuse est causée par l'éclipse réciproque et périodique de deux étoiles constituant un système binaire non séparable par le pouvoir résolutif du télescope, et les variables physiques, si la variation lumineuse est due à une variation des caractéristiques d'une étoile simple, comme son rayon et sa température.

Eudoxe, 409 avant J.-C., ( 356 avant J.-C. )
Astronome et philosophe grec. Eudoxde de Childe (ancienne ville d'Asie mineure, aujourd'hui au sud-ouest de la Turquie) est né en 409 avant J.-C. Il est mort en 356 avnt J.-C. Il imagine 27 sphères concentriques pour représenter le mouvement compliqué des planètes selon l'hypothèse géocentrique, le Terre étant supposément immobile. Ont lui doit aussi une évaluation plus exacte de l'année, soit 365 jours 1/4.

évasion
Phénomène intéressant certaines particules (électrons, atomes...) qui arrivent à échapper au champ de gravitation qui les lie à la structure. S'applique aussi aux étoiles ou objets qui s'échappent du groupe auquel ils appartiennent.

évasion (vitesse d')
Vitesse initiale minimale qu'il faut donner à un corps pour qu'il puisse échapper definitivement à l'attraction. Sur Terre, cette vitesse est de 11,2 km/s.

évection lunaire
L'une des perturbations périodiques du mouvement de la Lune causées par le Soleil. Elle se manifeste comme une oscillation longitudinale de la Lune, d'une amplitude de plus ou moins 1º16' et d'une période de 31,8 jours.

évolution stellaire (théorie dl')
Théorie qui étudie les caractéristiques d'une étoile selon ses différents âges. Elle en prévoit le comportement futur et en retrouve les conditions passées à partir des caractéristiques actuelles.

excentricité
L'excentricité d'une ellipse (orbite planétaire) est le rapport entre la distance entre les foyers et l'axe majeur. Peut s'exprimer de façon équivalente par (ra-rp)/(ra+rp) où ra est l'apoastre et rp est le périastre. Un des éléments orbitaux. C'est le rapport de la distance des foyers au grand axe. Symbole : e. Plus e est grand, plus l'orbite est allongée. Si e = 0, nous avons à faire à un cercle.

exobiologie
(Cf. astrobiologie)

exosphère
Zone de l'atmosphère d'une planète (au-dessus de 1000 km pour la Terre) où les atomes légers échappent à la pesanteur et s'évadent vers l'espace interplanétaire.

expansion de l'univers
Théorie issue de celle du Big Bang estimant que l'espace ou se situe l'Univers croît au cours du temps cosmique. Cette théorie a trouvé confirmation par la découverte par Hubble de la "fuite" des galaxies, du rayonnement fossile à 3K par Penzas et Wilson.

explosion primordiale
Début de l'expansion de l'Univers à partir d'une singularités, la vitesse d'expansion étant infinie. On l'appelle couramment «Big Bang».

explosion stellaire
Phénomène de l'expansion gazeuse plus ou moins violente qui touche certaines, zones d'une étoile ou l'étoile entière. Dans le premier cas, le phénomène relève de l'activité normale de chaque étoile, alors que dans le second, il s'agit d'un événement exceptionnel. Si l'explosion stellaire n'est pas très violente, l'étoile observée prend le nom de «flare star». Dans le cas contraire, on assiste à la naissance d'une nova ou d'une supernova.

extinction
Diminution du flux lumineux qui vient d'un astre. Elle est due à l'absorption atmosphérique. Le phénomène est d'autant plus marqué que l'astre est proche de l'horizon puisque, dans de telles conditions, la lumière traverse une plus grande quantité d'atmosphère. En plus, puisque les gaz atmosphériques diffusent plus facilement la lumière qui a une courte longueur d'onde, comme la lumière bleue, l'astre paraît aussi avoir une coloration plus rouge que l'original. Lorsque le phénomène intéresse la traversée des espaces interstellaires, ou intergalactiques, dans lesquels la matière est diffusée, on parle d'extinction interstellaire ou intergalactique. L'extinction se mesure en magnitudes stellaires.

extragalactique
Espace extérieur à notre Galaxie.

extraterrestre
Espace extérieur à notre planète.