GLOSSAIRE ASTRONOMIQUE

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 UVWXYZ

C

cadran solaire
Ensemble qui permet de lire l'heure du soleil vrai par projection de l'ombre d'une tige appelée style sur un cadran portant des lignes repères. Le premier cadran solaire aurait été construit vers 550 av. J.-C. par le Grec Anaximandre. A l'origine, ces cadrans apposés sur les églises, sur les fermes ou édifices publics servaient à ponctuer les moments importants de la journée, offices religieux en particulier.

caldeira
Cratère formé pas l'explosion ou l'effondrement d'une cheminée volcanique.

calendrier
Système de division du temps permettant la mise en place de repères (année, mois, jour) pour les besoins de la vie courante.

Le calendrier grégorien est en vigueur actuellement pour de nombreux pays occidentaux. Institué par le pape Grégoire XIII en 1582 il remplaçait le calendrier Julien adopté en 45 avant J.-C. et dont le retard atteignait alors 10 jours. En France, la réforme fut adoptée par ordonnance royale de novembre 1582 : le lundi 10 décembre devint le 20 décembre.

Plusieurs calendriers sont simultanément en vigueur dans le monde : israèlite, dont le jour origine correspond au 7 octobre 3761 av. J.-C., date présumée de la Création, ou musulman, dont le premier jour de l'an 1 de l'Hégire (ère musulmane) correspond au 16 juillet 622, jour où Mahomet quitta La Mecque pour Médine.

calotte polaire
Région environnante d'un pôle sur un astre.

cancer (tropique du)
Parallèle céleste décrit par le Soleil le jour du solstice d'été, le 22 juin. Sa déclinaison (distance angulaire à l'équateur), qui est d'environ + 23º 27', est la plus grande déclinaison positive atteinte par le Soleil en un an.

capricorne (tropique du)
Parallèle céleste décrit par le Soleil le jour du solstice d'hiver, soit le 22 décembre. Sa déclinaison (distance angulaire à partir de l'équateur) est d'environ - 23º 27' ; c'est la plus grande déclinaison négative atteinte par le Soleil en un an.

carbonate
Un composé de carbone et d'oxygène (eg: carbonate de calcium aussi appelé calcaire).

cartes stellaires
Tables qui représentent les zones célestes comme tout observateur les verrait dans un télescope. Servant à identifier les étoiles, les cartes stellaires reportent leur position selon une projection cartographique déterminée. En général, les coordonnées utilisées sont les coordonnées équatoriales donc ascension droite et déclinaison.

Cassegrain (télescope de)
Système optique utilisant un miroir principal concave parabolique réfléchissant la lumière sur un miroir secondaire hyperbolique convexe renvoyant l'image à travers un trou percé au centre du miroir principal. Il présente l'avantage d'augmenter la distance focale du miroir principal et donc de permettre une plus grande compacité de l'instrument (moindre encombrement par rapport à un télescope du type Newton).

Cassini (division de)
L'une des divisions ou lacunes (zones dans lesquelles l'absence de matière est encore plus évidente) qui séparent les anneaux A et B de Saturne.

Cassini, Giovanni Domenico 1625-1712 )
alias Jean Dominique) Astronome français né en Italie et le premier directeur de L'Observatoire de Paris. découvreur de quatre des lunes de Saturne, (Téthys, Dioné, Rhéa et Japet) ainsi que la division de Cassini des anneaux.

catalogue
Ensemble de données astrométriques, photométriques, spectroscopiques... concernant des objets belettes. Parmi les plus connus, citons :

--- le Catalogue Messier (M) établi en 1781. Contient 110 objets,
--- le Catalogue NGC (New General Catalogue of Nebulae, clusters of stars). Contient 13 226 objets,
--- le Catalogue 4C, quatrième catalogue de radiosources établi par le Mullard Observatory (G.-B.),
--- le Catalogue HD (Henry Draper Catalogue) des magnitudes et types spectraux de 225 300 étoiles.
    Il existe une extension HDE de 175 000 étoiles.

catena
Chaîne de cratères. (nomenclature internationale)

cavus
Dépression irrégulière (nomenclature internationale).

CCD (Charged coupled device)
Dispositif à couplage de charge: sondes à semi-conducteurs configurées dans les choix d'éléments sensibles à la lumière de silicium pour acquérir des images.

centraligé (ligne de)
Lors d'une éclipse de Soleil totale ou annulaire, ligne décrite à la surface de la Terre par la projection des centres du Soleil et de la Lune alignés. Une éclipse totale de Soleil n'est visible dans sa totalité que sur cette ligne et dans une zone d'environ 30 km de part et d'autre. Au-delà, l'éclipse ne sera pour un observateur que partielle.

centrifuge (force)
Force agissant sur un corps ayant une trajectoire curviligne et tendant à le pousser radialement vers l'extérieur en direction opposée à celle de la force centripète.

centripète (force)
Force qui doit être exercée sur un corps pour l'obliger à avoir une trajectoire curviligne. La force centripète a une valeur égale et opposée à la force centrifuge. Elle est donc toujours perpendiculaire à la trajectoire et dirigée vers le centre de rotation.

céphéides
Famille d'étoiles variables périodiques passantes dont le prototype est Õ Cephei. Ce sont des supergéantes de type spectral F à K. Les périodes de pulsation sont comprises entre 1 et 70 jours. L'amplitude de la variation d'éclat est entre 0,4 et 1,7 de magnitude. Au maximum, l'étoile tend vers la couleur blanche pour devenir jaune ou orangé a son minimum. En étudiant les céphéides du Petit Nuage de Magellan, Miss H. Leavitt établit une relation dite de "période-luminosité" qui permet de déterminer leur distance. Ainsi la présence de céphéides dans un système stellaire permet d'en évaluer la distance.

ercle de hauteurc
Cercle sur la sphère terrestre d'où l'on voit un astre à la même hauteur.

cercle horaire
Grand cercle passant par les pôles célestes et l'astre observé.

cercle horizontal (ou azimutal, ou almicantarat)
Cercle passant par l'astre observé et parallèle à l'horizon.

cercle méridien
Nom du cercle maximal de la sphère céleste, qui passe tant par les pôles que par le zénith et le nadir. C'est donc un cercle horaire autant qu'un cercle vertical perpendiculaire à l'équateur et à l'horizon. Les intersections avec ce dernier sont les points nord et sud.

cercle oculaire (ou pupille de sortie)
À la sortie d'un instrument, correspond à la division du champ de l'instrument par le grossissement. Pour des jumelles 8x50 la pupille de sortie est 6.

cercles polaires
Parallèles géographiques situés à 23º5 des pôles. Sur ces cercles, aux solstices se produit soit un jour de 24 h soit une nuit de 24 h.

cercle vertical
Cercle maximal de la sphère céleste passant par le zénith et le nadir. Il est perpendiculaire à l'horizon; c'est sur lui que l'on mesure l'altitude des astres.

Cerenkov (radiation de)
Radiation électromagnétique émise tout de suite après le passage dans un milieu transparent d'une particule chargée ayant une vitesse supérieure à celle de la propagation de la lumière dans ce même milieu.

chambre de Schmidt
Instrument photographique à grand champ et à grande luminosité. Afin de corriger l'aberration de sphéricité du miroir, une lame correctrice dite "Lame de Schmidt'' est placée à l'ouverture de l'instrument.

champ
Espace de la voûte céleste visible dans un instrument. Dépend du grossissement utilisé donc de la focale de l'instrument. Plus on grossit, plus le champ diminue.

champ magnétique interplanétaire
Le champ magnétique créé par le vent solaire.

Chandrasekhar (limide de)
Du nom de l'astrophysicien indien né en 1910. Limite de masse des étoiles dites naines blanches. Au-delà de la masse critique de 1,44 masse solaire, le poids des couches externes n'est plus équilibré par la pression du gaz dégénéré interne. La configuration de cette étoile ne présente plus aucune stabilité.

chaos
Région de terrain fracturé distinctif.

chaos moléculaire (hypothèse du)
Hypothèse sur les conditions physiques qui ont précédé l'agencement de I'Univers et, d'après les mythes cosmogoniques antiques (babyloniens, scandinaves, sous diverses dénominations, et, enfin, grecs), constituent l'état primordial de la matière. Cette dernière se serait d'abord organisée en simples molécules qui, en interagissant entre elles selon des lois statistiques, auraient créé les premières molécules organiques complexes. L'hypothèse du chaos moléculaire avance que la vie elle-même n'est enfin apparue qu'après d'ultimes interactions entre ces dernières. Semblable hypothèse remonte à la fin du XIX siècle

chasma
Canyon (nomenclature internationale).

chercheur
Petit instrument muni d'un réticule monté en parallèle d'une lunette ou d'un té lescope et qui, grâce à un plus grand champ, permet une localisation plus aisée de l'objet cherché et l'orientation correcte de l'instrument d'observation. Avant toute observation, il faut s'assurer du parfait alignement des 2 lignes de visée chercheur/instrument.

chevelure (d'une comète)
Nébulosité entourant le noyau d'une comète. Elle est constituée de gaz très ténu et de particules solides arrachées au noyau. Elle peut atteindre des diamètres compris entre 10 000 et 100 000 km. Sa luminosité est due à un phénomène de fluorescence.

chrondrites
(voir météorite)

chromosphère
Le plus bas niveau de l'atmosphère solaire entre la photosphère et la couronne. Partie basse de l'atmosphère des étoiles et en particulier du Soleil. Elle entoure la photosphère et doit son nom à la couleur rose qu'elle présente lors des éclipses solaires totales. Épaisseur : environ 8000 km. Sa température de 5000K dans sa partie basse peut atteindre 20 000K à sa partie supérieure. En dehors des éclipses, on peut l'observer en utilisant des filtres optiques spéciaux permettant d'isoler les radiations correspondant à la raie rouge de l'hydrogène, la raie H (alpha) de 6562,8 Å.

ciel
Espace accessible à l'observation terrestre limité par l'horizon. Le ciel a l'aspect d'une voûte ou d'un hémisphère, raison pour laquelle on parle de « voûte » ou de « sphère » célestes. Du fait de la rotation terrestre, le ciel entier présente un mouvement rotatoire apparent autour de l'axe du monde. C'est ce mouvement qui fait que les astres se lèvent a l'est, culminent au méridien, et se couchent à l'ouest. La période de ce mouvement, appelée jour sidéral, est de 23 heures et 56 minutes de temps moyen.

cimier
Ouverture dans le dôme d'une coupole d'observation.

circumpolaire
Se dit des constellations qui restent toute l'année au-dessus de l'horizon. Se dit aussi des étoiles dont la distance aux pôles est inférieure à 10º.

cirque (lunaire)
Cratère de grande étendue et à fond plat.

clarté
Dans le cas de l'observation d'étoiles, la clarté d'un instrument dépend du diamètre de l'objectif; dans le cas d'objets de diamètre apparent (lune, planètes, nébuleuses), elle dépend de la pupille de sortie.

classe de luminosité (d'une étoile)
Tient compte de la fonction de luminosité, rapport entre le nombre relatif d'étoiles et la magnitude absolue. A donné lieu à une classification par Morgan, Keenan et Kellman, la classification MKK :

l, lb, la, lab : supergéantes
lla, llb : géantes brillantes
llla, lllb : géantes normales
lVa, lVb : sous-géantes
Va, Vb : naines (étoiles de la séquence principale)
Vl : sous-naines
Vll : naines blanches

classification des galaxies
En 1936, E.P. Hubble, après avoir photographié de très nombreuses galaxies, proposa une classification dont on se sert encore aujourd'hui. Il les subdivisa, selon leur aspect optique, en trois classes principales : celle des elliptiques, celle des galaxies spirales et celle des irrégulières.

--- Les elliptiques représentent environ 18% du total des galaxies et sont indiquées par la lettre E suivie d'un chiffre qui va de 0 à 7, selon le degré de l'elliptique déduite de la photographie. Les E0 semblent avoir une forme sphérique alors que les E7 ont une forme plus allongée.
--- Après les E7, on trouve les galaxies spirales elles-mêmes subdivisées en spirales normales et en spirales barrées.
--- Les premières sont repérées par la lettre S et constituent plus de 50% de toutes les galaxies ;
--- les secondes, caractérisées par une barre qui traverse leur noyau et à partir de laquelle s'étendent les bras spiralées, sont repérées par les lettres SB et comptent environ 15% de toutes les galaxies.

Les galaxies à spirales se divisent encore en trois sous- groupes : a, b, c, selon la plus ou moins grande extension du noyau par rapport aux bras.

--- les galaxies irrégulières sont indiquées par les lettres Irr et n'ont pas une forme géométrique bien définie. Elles constituent seulement 5% de toutes les galaxies.
--- Enfin, par la suite, un type S0 fut crée pour mentionner les galaxies dites lenticulaires.

classification spectrale
Classification des étoiles en fonction de leur type spectral. Puisque chaque étoile émet un spectre qui dépend essentiellement de sa température de surface, il est possible de distinguer les différents spectres et donc de répartir en classes spectrales celles qui ont des caractéristiques communes.

A la fin du siècle dernier, c'est à l'observatoire de Harvard qu'a été établie une classification subdivisant les étoiles en 10 classes : O, B, A, F, G, K, M, R, N et S. Ces lettres ne sont pas dans l'ordre alphabétique puisque ces classes ne furent pas définies en même temps. Pour obtenir une classification plus précise, chaque classe a été subdivisée à son tour en 10 sous-classes (par exemple, on compte des étoiles de type B0, B1 , etc., jusqu'à B9). La classification de O à S va dans le sens des températures décroissantes : les étoiles de type O sont donc les plus chaudes.

Une classification des étoiles uniquement fondée sur leur type spectral ne suffit ce- pendant pas à les caractériser complètement puisqu'on peut avoir deux étoiles de même type spectral mais dont les dimensions et luminosité sont complètement différentes. C'est pourquoi, en 1942, les astronomes Morgan, Keenan et Kelman ont utilisé un paramètre supplémentaire : la luminosité. L'atlas des spectres MKK (ce sont les initiales des astronomes) fonde sa classification sur les deux paramètres. C'est à des fins statistiques qu'on doit l'usage courant de la classification MKK

coelostat
Instrument permettant d'obtenir une image fixe de la sphère céleste.

colatitude
Complément algébrique de la latitude.

colles
Petites collines. (nomenclature internationale)

coma
La poussière et le gaz entourant le noyau d'une comète; synonyme de chevelure. Aberration qui a pour effet de détruire la symétrie centrale de l'image d'un point qui prend la forme d'un V.

comète
Un objet glacé de grosseur moyenne en orbite autour du Soleil; plus petit qu'une planète. Corps errants du système solaire à trajectoires paraboliques pour la plupart qui orbitent autour du Soleil. Certaines à trajectoires elliptiques reviennent périodiquement : elles sont dites périodiques (ex. : comète de Halley). Elles présentent un aspect diffus formé d'un noyau, d'une chevelure et d'une queue. On suppose qu'elles sont les vestiges, les restes de la nébuleuse primitive qui a engendré le Soleil et le système solaire. Elles proviendraient, selon Jan Oort, astronome hollandais, d'une région éloignée du système solaire (entre 40 000 et 150 000 U.A.) où elles seraient rassemblées en un nuage cométaire interstellaire appelé Nuage d'Oort qui en contiendrait environ 100 millions.

Parmi les orbites connues, qui sont à peine plus de 700, seules 200 sont vraiment elliptiques ; les autres semblent paraboliques ou hyperboliques.

Les comètes qui décrivent des orbites elliptiques sont subdivisées en comètes à longue période de révolution sidérale, si celle-ci dépasse 200 ans, et à courte période, si elle est moins importante. Les perturbations gravitationnelles d'une planète peuvent transformer une orbite elliptique allongée en une orbite elliptique à faible excentricité.

Quand la comète s'approche du Soleil, le réchauffement produit par la radiation solaire fait s'évaporer les gaz qui se dispersent dans toutes les directions de l'espace en formant la chevelure. C'est parce que les gaz diffusent la lumière solaire que la chevelure devient visible. La formation de la queue est provoquée par l'effet conjoint de la pression des radiations et de celle du vent solaire sur les molécules de gaz : la queue est donc toujours tournée en direction opposée à celle du Soleil.

cône d'ombre
Ombre projetée par la Lune ou par la Terre durant une éclipse solaire ou une éclipse lunaire.

Congrès Branche législative du gouvernement des États-Unis. Beaucoup plus hostile que l'espace aux vaisseaux spatiaux scientifiques.

conjonction
Position relative planète-Soleil-Terre dans Iaquelle une planète a la même longitude céleste que le Soleil. Pour les planètes au-delà de la Terre, la conjonction est unique et correspond à l'alignement planète-Soleil-Terre.

Pour Mercure et Vénus, on peut avoir une conjonction dite supérieure quand l'alignement est planète-Soleil-Terre, et une conjonction dite inférieure lorsque l'alignement est Soleil- planète-Terre. Dans ce dernier cas, on peut observer en de rares occasions le passage de la planète, visible comme un point sombre sur le disque solaire.

constante de Hubble (symbole H)
Déterminée dès 1929 par l'observation de la récession des galaxies faite par l'astronome américain Hubble, les dernières estimations (Sandage et Tammann en 1974) lui donnent une valeur de 56,9 + 3,4 km.s-1/Mpc-1 (.Mpc = mégaparsec).

constante solaire
Quantité d'énergie envoyée par le soleil sur 1cm2 de surface exposée perpendiculairement à ses rayons en 1 min à la distance moyenne Terre-soleil. Sa valeur moyenne est de 1,97cal/ (cm2.min), et ses variations, autour de 2% en plus ou en moins, sont liées au cycle des taches solaires qui a lieu tous les onze ans. Les plus grandes valeurs correspondent aux périodes de plus grande activité.

constellation
Astérisme ou configuration d'étoiles qui semblent situées sur un même plan dans une zone de la sphère céleste. Comme nous avons une image projective du ciel, deux étoiles d'une même constellation, même si elles sont voisines angulairement, peuvent être très éloignées l'une de l'autre dans l'espace. Les noms des constellations sont majoritairement empruntés, dans l'hémisphère nord, à la mythologie, dans l'hémisphère sud à des lieux, objets ou animaux familiers des navigateurs qui les découvraient. Aujourd'hui, le ciel est divisé en régions célestes qui font référence à ces astérismes mais dont les contours ne sont plus ceux des figures originelles. Elles sont limitées par les deux éléments qui constituent les coordonnais équatoriales : ascension droite et déclinaison. Les 88 constellations sont divisées en constellations boréales, zodiacales et australes selon qu'elles appartiennent à l'hémisphère boréal, à la région zodiacale ou à l'hémisphere austral. Les douze constellations zodiacales sont situées dans le plan de l'écliptique : c'est pour cette raison que le Soleil semble les parcourir en une année.

convection
Mouvement d'un fluide provoqué par de larges gradients de température. Le transfert automatique de chaleur par cette circulation. Ensemble des mouvements générés dans une masse fluide du fait des différences de densité en divers endroits de la masse et aux différences de température. Si une masse de liquide est réchauffée dans sa partie inférieure, le liquide chaud le plus voisin de la source thermique diminue en densité et tend à remonter en cédant la place à du liquide plus dense et plus froid. C'est ainsi qu'est généré un mouvement continu au sein de la masse, mouvement qui contribue au transport de la chaleur.

coordonnées
Système de repérage de la position ou de la direction des astres sur la sphère céleste. On distingue :

--- coordonnées horizontales : hauteur (h) et azimut (a) zénith
--- coordonnées horaires : angle horaire (H) et déclinaison (õ)
--- coordonnées équatoriales : ascension droite et déclinaison
--- coordonnées écliptiques : latitude célestes et longitude céleste
--- coordonnées galactiques : latitude galactique et longitude galactique
Pour mémoire, coordonnées géographiques : longitude et latitude.

Copernic, Nicolaus ( 1473-1543 )
Astronome polonais qui proposa le modèle héliocentrique plaçant la Terre et les autres planètes en rotation autour du Soleil. A l'époque la théorie était très controversé étant donné que le système géocentrique de Ptolémée, qui était la théorie prévalente pour plus de 1000 ans, avait des racines profondes dans la philosophie et la religion de l'époque. (Il faudrait aussi noter que le système héliocentrique a été proposé pour la première fois par Aristarque de Samos durant le 3ème siècle avant J.-C., un fait qui était connu de Copernic mais qui a été longtemps ignoré.)

corona
Structure ovoïde ou circulaire. (nomenclature internationale)

coronographe
Instrument inventé par le français Bernard Lyot en 1930, qui permet de provoquer des ellipses artificielles de Soleil et ainsi l'observation de la couronne solaire.

corps noir
En physique, tout corps capable d'absorber complètement toutes les radiations électromagnétiques incidentes sur sa surface.

Dans la nature, il n'existe pas de corps avec les caractéristiques requises mais en laboratoire il est possible de construire des modèles qui, dans des conditions déterminées, sont capables d'en simuler fidèlement le comportement. Toute enceinte isotherme, fermée à l'exception d'une très petite ouverture, joue le rôle d'un corps noir. Les corps noirs, comme tous les autres corps, émettent des radiations comprises dans un spectre caractéristique qui dépend exclusivement de la température absolue. A chaque valeur de la température correspond une longueur d'onde dominante.

cosmogonie
Branche de l'astronomie qui se propose d'expliquer la formation du système solaire.

cosmographie
La partie élémentaire de l'astronomie, elle inclut l'étude des mouvements apparents de la sphère céleste, du mouvement diurne, etc. La cosmographie est à la base de l'astronomie nautique.

cosmologie
Branche de l'astronomie qui a pour but l'étude générale de l'Univers.

cosmos
Terme ancien pour désigner l'Univers.

coucher
Disparition d'un astre sous l'horizon.

couleur (indice de)
Différence entre les magnitudes d'une même étoile mesurées sous deux longueurs d'onde différentes. Par la photométrie photoélectrique, on peut déterminer deux indices de couleur, ou plus, lesquels dépendent de la température de l'étoile examinée. Les déterminations d'indices de couleur peuvent donc servir à trouver le type spectral d'étoiles si peu lumineuses qu'il est impossible de le déterminer par un examen spectrographique direct.

couple stellaire
Synonyme d'étoile double ou système binaire.

coupole
Structure surélevée sous forme de dôme hémisphèrique orientable abritant un instrument d'observation et comportant une ouverture appelée cimier.

courbe de lumière
Diagramme qui représente les variations de luminosité d'une étoile en fonction du temps.

courbure (de l'espace)
Selon la théorie de la Relativité Générale, déformation géométrique de l'espace du fait de la présence d'un objet ou d'une masse. La manifestation observée de cette courbure est la gravitation

couronne solaire
Le plus haut niveau de l'atmosphère solaire, caractérisé par de faibles densités et de hautes températures. On appelle ainsi l'enveloppe la plus externe de l'atmosphère solaire qui, à cause de sa faible luminosité, n'est visible que durant les éclipse totales où elle apparaît comme une enveloppe de couleur blanc perle qui s'étend sur une distance d'un ou deux diamètres solaires.

Elle constitue la haute atmosphère du Soleil. L'aspect de la couronne est changeant et dépend du cycle des taches solaires Durant la phase d'activité solaire maximale, la couronne est répartie uniformément, comme une auréole, alors que lorsque l'activité est faible on peut observer. des jets lumineux appelés plumes orientés perpendiculairement à l'axe de rotation du soleil. L'instrument qui permet l'étude de la couronne solaire en dehors des éclipses totales est le chronographe.

cratère
Dépression en forme de bol formé par l'impact d'une météorite; dépression ausommet d'un volcan.

cratère lunaire (ou cirque)
Formation caractéristique de la surface lunaire faite d'un anneau montagneux qui enclôt une zone plate. Ses dimensions peuvent varier de quelques dizaines de cm à environ 200 km; le bord montagneux peut atteindre 200 m de hauteur. Concernant l'origine des cratères lunaires, question controversée depuis longtemps, des hypothèses avancées --- volcanique, magmatique et météoritique ---, c'est l'hypothèse météoritique qui est privilégiée puisque, à la différence des autres, elle envisage la coprésence d'anciens cratères et d'autres plus récents, comme on l'observe effectivement.

cratère météoritique
Dépression de forme circulaire causée par l'impact d'une météorite à la surface de la Terre ou d'un astre quelconque.

crépuscule
Phénomène qui s'écoule avant le lever du Soleil ou après son coucher et pendant lequel la nuit n'est pas complète. Contrairement à ce que l'on pense, le crépuscule ne fait pas exclusivement référence au soir mais aussi au matin (l'aube n'a pas en astronomie de définition particulière). Il est déterminé par la hauteur du Soleil sous l'horizon ce qui permet de distinguer :

--- Le crépuscule civil : profondeur inférieure à 6º;
--- Le crépuscule nautique : profondeur entre 6 et 12º;
--- Le crépuscule astronomique : profondeur entre 12 et 18º.

La durée du crépuscule dépend de la latitude du lieu et de la saison : à l'équateur, elle est plus brève que dans des latitudes plus hautes ; autour des périodes d'équinoxes, elle est plus courte qu'autour des solstices.

crevasse (appelée parfois rainure)
Formation dépressive à la surface de la Lune

culmination
Passage d'un astre par le point où il atteint sa plus grande hauteur. Les astres culminent au moment de leur passage supérieur au méridien.

de Cusa, Nicolas, ( 1401-1464 ) Théologien, savant et philosophe allemand. Naît à Trèves (Allemagne) en 1401; meurt à Todi (Italie) en 1464. Il affirme que l'Univers est infini et qu'il ne peut ainsi avoir de centre fixe et immobile. Émet l'idée que tout observateur placé sur le Soleil, la Lune, Mars ou une étoile verrait l"Univers tourner autour de lui. Établit un principe cosmologique voulant que, partout, l'Univers ait la même structure. Il est un des précurseurs de Copernic.

cycle solaire ou undécennal
Variation de l'activité solaire quasi périodique d'une durée approximative de 11 ans.