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| LE BILLET DU MOIS D'OCTOBRE 2007
SOMMES-NOUS SEULS ? (source Ciel et Espace – Août 2007 et autres)
616-546 av. J.-C.
L'invention de autres mondes
Selon le philosophe Anaximandre de Milet, plusieurs mondes peuvent se trouver simultanément dans l'apérion, l'infini en grec.
Anaximandre de Milet est un philosophe grec présocratique. Il succéda à Thalès comme maître de l’école milésienne, et compta Anaximène et Pythagore parmi ses élèves.
Anaximandre passe pour premier philosophe à avoir consigné ses travaux par écrit. Seul un fragment est parvenu jusqu'à nous, mais les témoignages antiques permettent de se faire une idée de leur nature et de leur étendue, qui couvre la philosophie, l'astronomie, la physique, la géométrie mais aussi la géographie.

460-370 av. J.-C.
Les mondes infinis de Démocrite
Pour Démocrite d'Abdère, il existe dans le vide un nombre infini de mondes, dont certains diffèrent totalement du nôtre.
Démocrite d'Abdère, né vers 470-460 av. J.-C. à Abdère et mort vers -370-360 av. J.-C., était un philosophe grec souvent considéré comme un Présocratique (ce qui peut paraitre surprenant, la naissance des deux hommes, Démocrite et Socrate, étant estimée au même moment alors que Démocrite serait mort quelques trente années après Socrate).
Démocrite, troisième fils d'Hégésistrate, d'Athénacrite ou de Damasippe, est né à Abdère. Il serait mort à l'âge de 103 ans. Selon Diogène Laërce, il fut éduqué par des mages du roi Xerxès Ier, qui lui apprirent la théologie et l'astronomie

341-270 av. J.-C.
Épicure imagine E.T.
Épicure reprend l'idée de Démocrite des mondes multiples, peuplés selon lui d'êtres vivants très différents de nous.
Épicure était un philosophe grec né à Athènes fin -342 ou début -341 et mort en -270. C'est le fondateur de l'épicurisme, l'une des plus importantes écoles philosophiques de l'Antiquité. Il est mort d’une rétention d'urine causée par la pierre, comme le dit Hermarque dans ses lettres, après une maladie qui a duré quatorze jours ; Hermippe raconte qu'alors il entra dans une baignoire de bronze tempérée d’eau chaude, demanda du vin pur et l'avala. Après avoir enjoint à ses amis de se remémorer ses doctrines, ainsi mourut-il.

98-55 av. J.-C.
Il y a d'autres terres que la nôtre
Épicurien, Lucrèce écrit : « Il y a, dans d'autres régions de l'espace, d'autres terres que la nôtre, et des races d'hommes différents, et d'autres espèces sauvages.
Lucrèce (en latin Titus Lucretius Carus) est un philosophe-poète latin du Ier siècle av. J.-C. On sait très peu de choses sur sa vie. Il est l'auteur de De rerum natura, un long poème passionné qui décrit le monde selon les principes d'Épicure.
Seuls deux textes antiques donnent des indications succintes sur la vie de Lucrèce. Ils datent du IVe siècle et sont donc très postérieurs à l'époque de Lucrèce. Donat écrit dans sa Vie de Virgile que Lucrèce est mort l'année où Crassus et Pompée furent consul et où Virgile prit, à 17 ans la toge virile.Cette affirmation est contradictoire : Virgile a eu 17 ans en 53 et le deuxième consulat commun de Pompée et Crassus date de 55. Dans sa Chronique, Saint Jérôme, élève de Donat semble à peu près s'accorder avec son maître sur les dates.

1400-1464
La Renaissance de la pluralité des mondes
En 1440, le cardinal Nicolas de Cues estime que l'Univers même s'il n'est pas infini, peut contenir plusieurs mondes, également habités.
Nicolas Krebs (1401 - 11 août 1464), dont le patronyme signifie « écrevisse », plus communément appelé Nicolas de Cues, également connu sous les noms de Nicolas Chrypffs, Nicolas de Cusa ou encore Nicole de Cuse en raison de son lieu de naissance (Cues sur la Moselle), fut cardinal, puis évêque et ami du pape Pie II. Il a également écrit une cosmologie (de nature essentiellement métaphysique) dont l'impact, quoique tardif, sera d'une grande importance, puisque Descartes le cite, deux siècles plus tard, comme un des précurseurs de la pensée scientifique moderne par son originalité.

1600
Un martyr de l'Univers infini
Se basant sur les travaux de Nicolas Copernic et Nicolas de Cues, il démontre, de manière philosophique, la pertinence d'un univers infini, peuplé d'une quantité innombrable de mondes identiques au nôtre. Accusé d'hérésie par l'Inquisition, il est condamné à être brûlé vif au terme de huit années de procès.
Filippo Bruno naît en janvier 1548 à Nola, bourgade proche de Naples, d'une famille qui ne dispose que de revenus modestes et c'est l'école la plus proche qui lui donne une instruction. Le 17 février 1600, Giordano Bruno est brûlé vif à Rome pour avoir défendu l'idée d'un Univers infini peuplé d'une pluralité de mondes.
1610
Un martyr de l'Univers infini
D'autres « centres » que la Terre. Après sa découverte des satellites de Jupiter, Galilée affirme qu'il y a d'autres « centres » dans l'Univers que celui que forme la Terre et la Lune.
Galilée ou Galileo Galilei (né à Pise le 15 février 1564 et mort à Arcetri près de Florence, le 8 janvier 1642) est un physicien et astronome italien du XVIIe siècle, célèbre pour avoir jeté les fondements des sciences mécaniques ainsi que pour sa défense opiniâtre de la conception copernicienne de l'univers.

1685
Fontenelle, l'avocat des autres mondes
Avec ses « Entretiens sur la pluralité des mondes », Fontenelle signe le premier essai de vulgarisation scientifique, ainsi qu'un brillant plaidoyer pour la pluralité des mondes.
Bernard Le Bouyer de Fontenelle est un écrivain français né à Rouen le 11 février 1657 et mort, presque centenaire, à Paris le 9 janvier 1757. Il est le neveu du grand dramaturge Pierre Corneille, ainsi que de Thomas Corneille, frère du précédent.
Élu à l'Académie française en 1691, il prend nettement parti pour les Modernes dans la querelle des Anciens et des Modernes. Il a été secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences. Il a été un des fondateurs de l’Académie de Rouen. Ses Entretiens sur la pluralité des mondes, œuvre de vulgarisation scientifique, ont eu un vif succès.

1690
Les planéticoles des Huygens
À la fin du XVIIe siècle, Christiaan Huygens affirme que les autres corps du Système solaire, à part la Lune, sont probablement habitées.
Christiaan Huygens (14 avril 1629, La Haye — 8 juillet 1695) était un mathématicien, un astronome et un physicien néerlandais. Il est généralement associé à la révolution scientifique. Il était le fils de Constantin Huygens. Il meurt le 8 juillet 1695.
Le module faisant partie de la sonde Cassini et qui a atterri sur Titan a été baptisé du nom de Huygens. L'astéroïde (2801) Huygens a également été nommé en son honneur.

1752
Micromégas, E.T. avant la lettre
En 1752, Voltaire publie « Micromégas » un conte dont le héros voyage de planète en planète et rend visite aux Terriens.
François Marie Arouet, dit Voltaire, né le 21 novembre 1694 à Paris où il est mort le 30 mai 1778, est un écrivain et philosophe français admis à l'Académie française en 1746. Dans Micromégas, publié en 1752, Voltaire (qui s’est inspiré de Swift) décrit l’arrivée sur Terre de deux géants originaires de Sirius et de Saturne.

1855-1916
Les canaux martiens de Percival Lowell
L'Américain Percival Lowell reprend les travaux de Giovanni Schiaparelli et, comme lui, est convaincu que des Martiens ont creusé des canaux sur Mars.
Percival Lowell (13 mars 1855, Boston - 13 novembre 1916, Flagstaff) était un astronome amateur aisé. Il est connu pour avoir soutenu la présence de canaux sur Mars et fut le fondateur de l'observatoire Lowell à Flagstaff, en Arizona. Il est également à l'origine de la découverte de la planète Pluton.
Percival Lowell était issu d'une famille importante de Boston. Son plus jeune frère, Abbott, a été le président de l'université Harvard et sa sœur Amy était une poétesse et critique imagiste bien connue. En 1876, il obtient un diplôme de mathématiques à l'université Harvard et décide de se lancer dans les affaires. Jusqu'à l'âge de 28 ans, il travailla dans l'industrie de textile de son grand-père où il y fit fortune, puis commence une série de voyages en Extrême-Orient.
Lowell commence à s'intéresser à l'astronomie lorsqu'il entre en contact avec l'astronome William Pickering en 1890. Trois ans plus tard, il rentre définitivement aux États-Unis et se prend de passion pour l'étude de Mars après avoir lu La planète Mars de Camille Flammarion, à tel point qu'il décide d'y consacrer sa vie.

1862
Flammarion vulgarise la pluralité des mondes
Camille Flammarion publie « La pluralité des mondes habités », où il évoque les conditions d'habitabilité des planètes du Système solaire.
Nicolas Camille Flammarion, plus connu sous le nom de Camille Flammarion, né le 26 février 1842 à Montigny-le-Roi (Haute-Marne), mort le 3 juin 1925 à Juvisy-sur-Orge, était un astronome français.
Camille Flammarion et sa première épouse, Sylvie PetiauxIl fut un membre très actif de maintes sociétés savantes et d'associations pour la vulgarisation des sciences positives. Camille Flammarion a, par les côtés mystiques et spirites de certaines de ses œuvres, ajouté à la notoriété de son nom. Ses découvertes scientifiques l'ont placé et maintenu encore de nos jours au 1er rang de nos vulgarisateurs.
1924
L'armée Américaine écoute Mars
En août 1924, durant l'opposition de Mars, le Pr David Todd persuade l'armée d'organiser de courtes périodes de silence radio afin d'écouter des signaux inhabituels en provenance de Mars.
David Todd Wilkinson (13 mai 1935 – 5 septembre 2002) est un astrophysicien américain, mondialement reconnu pour son travail de pionnier dans le domaine de la cosmologie, et spécialisé dans l'étude du fond diffus cosmologique résultant du Big bang.
Il est né à Hillsdale dans l'état du Michigan aux États-Unis, et obtient un doctorat de physique à l'université du Michigan.
Il sera professeur de physique à l'université de Princeton de 1965 jusqu'à sa retraite en 2002, et apportera des contributions fondamentales à l'analyse et à l'étude du fond diffus cosmologique (FDC), en étant notamment l'initiateur et le directeur scientifique des satellites COBE et WMAP lancés par la NASA pour étudier le FDC, ce dernier satellite portant d'ailleurs son nom pour lui rendre hommage après sa mort prématurée des suites d'un cancer. Il a reçu la Médaille James Craig Watson en 2001.

1947
Les ovnis débarquent
Le premier témoin recensé d'un ovni s'appelle Kenneth Arnold. Il affirme avoir observé, le 24 juin 1947, neuf soucoupes depuis son avion privé. La semaine suivante la publication de son témoignage, l'Air Force collecte 147 rapports d'ovnis.
Kenneth Arnold (29 mars 1915 - 16 janvier 1984) fut le témoin de ce qui est considéré comme la première grande observation d'OVNI.
Le 24 juin 1947, Arnold, un pilote privé de Boise, dans l'Idaho et faisant partie du « Search and Rescue Mercy Flyer », reporta avoir vu neuf objets volants inhabituels près du Mont Rainier alors qu'il cherchait un avion militaire manquant de la CallAir A-2. Il décrivit les objets comme « brillants », et leur vol comme « irrégulier » avec une « extraordinaire vitesse ». Son histoire fut largement diffusée par l'Associated Press, et il est habituellement reconnu comme le pionnier pour l'intérêt des OVNI modernes.

1950
Fermi énonce un paradoxe
Si l'humanité est une espèce banale dans la galaxie, nous devrions déjà avoir reçu la visite d'extraterrestres. Où sont-ils ? s'interroge le physicien Enrico Fermi en 1950. En 1975, Michael Hart répond : s'il ne sont pas là, c'est que nous sommes seuls. Une espèce banale, donc unique ? Voici le paradoxe ...
Enrico Fermi (né le 29 septembre 1901 à Rome et décédé le 28 novembre 1954 à Chicago) est un célèbre physicien italien récompensé d'un prix Nobel de physique en 1938 pour ses travaux en physique nucléaire. Ses recherches serviront de socle à l'exploitation de l'énergie nucléaire par la suite. Il fut également lauréat de la médaille Hughes en 1942, de la médaille Franklin en 1947 et du prix Rumford en 1953.

1960
Seti démarre
L'Américain Franck Drake lance le projet Ozma dans le but de détecter les signaux extraterrestres avec des antennes radio. Ce projet marque le début de Séti (Search for extraterrestrial Intelligence), dont l'Institut sera fondé en 1984 et financé par la NASA.
Search for ExtraTerrestrial Intelligence, abrégé par SETI et que l'on peut traduire par «recherche d'une intelligence extraterrestre», est un programme d'origine américaine qui date des années 1960. Il regroupe des projets dont le but est de détecter les signaux qu'une intelligence extraterrestre pourrait émettre, volontairement ou non, depuis sa planète d'origine. Les projets analysent le spectre électromagnétique provenant de l'espace et essaient de détecter les signaux par opposition au bruit aléatoire.
Le programme ne suppose pas forcément que ces extraterrestres essayent de nous contacter. Il essaie de repérer les ondes émises de manière intentionnelle ou non. De même, les ondes électromagnétiques émises de la Terre à chaque instant pourraient être détectées depuis l'espace sans que les humains cherchent pour autant à signaler leur présence.

1963
Soupe primitive en laboratoire
Le jeune étudiant américain Stanley Miller produit des molécules complexes, briques constitutives de la vie, en laboratoire à partir d'un mélange d'hydrogène, de méthane, d'ammoniac et d'eau.
Stanley L. Miller (né le 7 mars 1930 à Oakland, Californie, et mort le 20 mai 2007), est un biologiste américain et qui est considéré comme le père de la chimie des origines de la vie sur la terre.
Au début des années 1950, alors qu'il travaille dans le laboratoire du professeur Harold Urey (prix Nobel de Chimie en 1934 pour la découverte de l'hydrogène lourd), il s'intéresse à la chimie primitive à l'origine de la vie sur Terre et aux conditions qui auraient pu permettre l'apparition des premières molécules composant des protéines et de l'ADN. Harold Urey venait de théoriser que sur la Terre primitive existait une atmosphère contenant les éléments chimiques constituants les structures des êtres vivants.
En 1953, pour vérifier la pertinence de cette théorie, Stanley Miller imagine une expérience physico-chimique. Ils mélangent plusieurs gaz, dont du méthane (CH4), de l'ammoniac gazeux (NH3), de l'hydrogène (H2) qu'ils font barboter dans un ballon rempli d'eau (H2O). La ballon est chauffé jusqu'à ébullition du mélange qui passe dans une colonne de condensation pour arriver dans un autre ballon dans lequel des arcs électriques, censés reproduire des éclairs, étaient générés en permanence.
Au bout d'une semaine de fonctionnement sont apparus des composés organiques plus lourds que les atomes, dont 2 % d'entre aux étaient des acides aminés primitifs, maillons de base de toutes les chaînes protéiques qui existent sur Terre, donc potentiellement de la vie.

1972-1977
Y a quelqu'un ?
Les tentatives de communication avec les extraterrestres se multiplient dans les années 1970. Les sondes Pioneer 10 et 11 emportent un message gravé sur une plaque. Voyager 1 et 2 embarquent des sons et des images. En 1974, un message radio décrivant les humains et la Terre est envoyé depuis l'antenne d'Arécibo.
La sonde Pioneer 10 ... ... (à ne pas confondre avec la sonde lunaire Pioneer X) lancée le 3 mars 1972 fut le premier objet fabriqué par des humains à quitter le système solaire (soit à franchir l'héliopause en 1987).
La première partie de sa mission (comme pour sa sœur Pioneer 11) consistait à survoler et photographier la planète Jupiter, ce qu'elle réalise en 1973, aucune sonde ne s'était jusqu’à cette date aventurée au-delà de la ceinture d'astéroïdes s'étendant entre les orbites de Mars et de Jupiter. Le lanceur Atlas-Centaur à trois étages (jamais utilisé auparavant) accomplit convenablement sa tâche et propulsa Pioneer 10 de Cap Kennedy vers Jupiter à la vitesse record de 51 810 km/h. Après avoir passé sans encombre cette ceinture d'astéroïdes, la sonde se dirigea vers Jupiter, dont l'attraction l'accéléra jusqu’à 132 000 km/h.
Pioneer 10 est également célèbre pour porter une plaque d'or gravé sur laquelle apparaissent des représentations d'un homme, d'une femme, du système solaire (avec la trajectoire approximative de la sonde) et d'un atome d'hydrogène. Cette plaque est explicitement destinée à communiquer des informations sur son origine à une éventuelle intelligence extra-terrestre, qui la trouverait lors de son voyage.
La sonde Pioneer 11 ... ... fut lancée environ un an après sa grande sœur Pioneer 10 le 5 avril 1973 par la fusée Atlas/Centaur/TE364-4. Elle avait eu pour mission de survoler et photographier Jupiter. Ensuite, elle dut profiter de l'assistance gravitationnelle de cette dernière afin de rejoindre Saturne avant de quitter définitivement le système solaire.
Tout comme Pioneer 10, Pioneer 11 emportait à son bord une plaque destinée à d'éventuelles vies extraterrestres et représentant un homme et une femme, la position de la Terre et du Soleil dans la galaxie ainsi qu'un schéma d'un atome d'hydrogène.
Après avoir dépassé la ceinture d'astéroïdes, les moteurs de la sonde furent par la suite allumés pour accroître sa vitesse à 43 000 km du sommet de la couche nuageuse de Jupiter. Durant son trajet vers la planète géante ainsi que lors de son survol de celle-ci, Pioneer 11 étudia notamment le vent solaire, les rayonnements cosmiques, les champs magnétiques planétaires et interplanétaires, l'atmosphère et la surface de Jupiter ainsi que de certains de ses satellites. Le 2 décembre 1974, Pioneer 11 prit notamment des photos de la Grande Tache Rouge de la planète, fit les premières observations des régions polaires et détermina la masse de son satellite Callisto. L'attraction de la planète géante accéléra Pioneer 11 jusqu'à 173 000 km/h pour la dévier vers Saturne. Les photographies transmises modifièrent complètement la perception des scientifiques (simplement à cause de la quantité de données rendues disponibles) et du grand public (par la qualité des images qui rompait brutalement avec les images floues et approximatives qui étaient disponibles jusque-là).
La sonde atteignit donc Saturne le 1er septembre 1979, passant à 22 000 km du sommet des nuages, prit les premières photos de près de la planète, découvrit deux satellites et un anneau jusque là inconnus, étudia la magnétosphère saturnienne et établit que la température sur le satellite Titan était vraisemblablement trop froide pour permettre le développement de n'importe quelle forme de vie, malgré la présence de méthane et de molécules organiques.
Pioneer 11 continua ensuite sa route vers les confins du système solaire, tout en retransmettant des données sur les rayonnements cosmiques ou le vent solaire. Le 30 septembre 1995, la mission fut officiellement stoppée en raison du manque d'énergie disponible à bord de la sonde, une énergie nécessaire pour permettre de continuer les observations. Le dernier contact avec Pioneer 11 survint en novembre 1995. Depuis lors, elle continue sa route vers l'extérieur du système solaire, en direction de la constellation de l'Aigle. Elle passera à proximité d'une étoile de cette constellation dans 4 millions d'années.

1995
Découverte de la première exoplanète
Le Suisse Michel Mayor et son étudiant d'alors Didier Queloz découvrent une planète géante autour de l'étoile 51 de Pégase. Trois ans auparavant, le Polonais Alez Wolszczan avait repéré deux petites planètes autour d'un pulsar.
Michel Mayor, né le 12 janvier 1942 dans le canton de Vaud, est un astrophysicien suisse. Membre de l'observatoire de Genève et professeur à l'université de Genève, il est, avec Didier Queloz, le découvreur de la première planète extrasolaire autour d'une étoile de la séquence principale, 51 Pegasi, en 1995.[1] Michel Mayor a passé son doctorat à l'université de Genève en 1971 et a dirigé l'observatoire de Genève entre 1998 et 2004.

Une exoplanète ou planète extrasolaire ... ... désigne une planète orbitant autour d'une étoile autre que le Soleil. Pendant longtemps, l'existence d'exoplanète n'a pu être prouvé par l'observation. La distance, mais aussi le manque de luminosité de ces objets célestes si petits en comparaison des étoiles autour desquelles ils orbitent ont rendu la détection impossible. Ce n'est que dans les années 1990 que les premières sont détectés de manière indirecte. Depuis, plusieurs centaines de planètes sont observés et leur nombre augmente rapidement.
Un biais dans les méthodes de détections utilisées fait que l'on a détecté majoritairement des planètes assez particulières comparés à celles présentes dans le système solaire. La découverte de ces planètes a obligé les astronomes à revoir les modèles de formations des systèmes planétaires qu'ils avaient élaboré en se basant sur le système solaire.
Depuis que les méthodes se sont améliorées, nombre de travaux de ce domaine visent à mettre en évidence des planètes ressemblant à la Terre et pouvant héberger une vie comparable à celle qui y existe.
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