La Lyre

La Lyre est l'une des 88 constellations du ciel. Visible essentiellement de l'hémisphère nord, cette petite constellation est connue pour sa brillante étoile a, Véga, et pour la richesse de sa mythologie.

Histoire

La Lyre est une constellation ancienne. Les civilisations antiques en Moyen-Orient et en Inde y voyaient un vautour. Les astronomes grecs y voyaient une lyre (ou plutôt une « kithara ») et les cartes du ciel les plus vieilles la représentent généralement tenue dans les griffes d'un vautour. Sous la forme d'un vautour, cette constellation s'est raccrochée à la légende d'Hercule qui, pour son 6e travail, tua les oiseaux du lac Stymphale. La constellation est d'ailleurs proche du Cygne et de l'Aigle. La lyre représenterait pour sa part l'instrument de musique d'Orphée.

Étoiles principales

Véga (alpha), dont le nom signifie « le vautour » en arabe, est l'étoile la plus brillante de la constellation de la Lyre, et d'ailleurs la 5e étoile la plus brillante du ciel. Environ 3 fois plus grosse et plus massive que le Soleil, Véga est une étoile blanche 50 fois plus lumineuse que celui-ci. Elle est assez proche du Système solaire puisqu'elle n'est distante que de 25 années lumière. Avec une magnitude apparente très voisine de zéro (0,03), sa couleur et sa proximité en ont fait une étoile idéale pour l'observation et Véga a servi de standard pour la mesure de l'indice « B-V » des autres étoiles, qui détermine avec précision leur couleur. Du fait du phénomène de précession des équinoxes, Véga prendra la place de l'Étoile polaire dans environ 10 000 ans. Véga, avec Altaïr (a Aquilae) et Deneb (a Cygni), forme l'astérisme du Triangle d'été.

Autres étoiles

Sheliak (bêta) — « la Harpe » en arabe — est le prototype d'une classe d'étoiles variables dites variables de type "Bêta Lyrae". Ce sont en fait des systèmes d'étoiles doubles dont les composantes s'éclipsent mutuellement à intervalles réguliers et qui sont suffisamment proches l'une de l'autre pour être sérieusement déformées par les forces de marée. Dans le cas de Sheliak, les deux composantes orbitent en 12 jours et projettent régulièrement des filament de gaz chaud.

Sulafat (gamma) signifie « la tortue » en arabe. Les lyres d'autrefois pouvaient être faites d'une carapace de tortue faisant office de caisse de résonance ; la mythologie grecque raconte que c'est ainsi que Mercure confectionna sa lyre. D'un point de vue astrophysique, cette géante bleue (type spectral A0) de magnitude 3,2 est intrinsèquement 40 fois plus brillante que Véga, elle-même — rappelons-le — 50 fois plus brillante que le Soleil.

Delta est une étoile triple. Les deux première composantes sont facilement séparables avec des jumelles et leurs belles couleurs contrastées bleues et rouges sont visibles.

Epsilon est très connue pour être en fait une double double : epsilon 1 et epsilon 2 sont toutes deux des étoiles doubles dont les membres sont dans les deux cas séparés par 140 ua. Epsilon 1 et epsilon 2 sont distantes d'environ 10 000 ua et il est difficile de dire si les deux couples orbitent réellement l'un autour de l'autre. Les quatre étoiles sont similaires, des étoiles blanches environ deux fois plus massives que le Soleil.

RR est le prototype d'une catégorie d'étoiles variables pulsantes nommées variables de type RR Lyrae.

Deux autres étoiles de la constellation portent un nom : Aladfar (éta) et Alathfar (mu).

Objets célestes

La constellation de la Lyre contient la fameuse nébuleuse planétaire annulaire M57, appelée également « Nébuleuse de l'anneau », à mi-chemin entre 'bêta" et "gamma". L'anneau est en fait un nuage de gaz éjecté par une étoile centrale. Malgré sa célébrité, il est difficile à voir avec une petit télescope et l'étoile centrale est invisible à moins d'en utiliser un grand.

 


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